Un livre attendu par la communauté militaire

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Les journaux Adsum et Servir consacrent un article à La voie du retour !

Le 9 novembre dernier paraissait en librairie l’ouvrage La voie du retour, écrit par Vanessa Germain et Line Vaillancourt. Deux jours avant le Jour du Souvenir, ce livre a fait l’objet d’un très bel article dans le Journal Adsum, repris deux semaines plus tard par l’autre journal de la communauté militaire, le Journal Servir. Voici l’article du journaliste Simon Leblanc, qui s’est entretenu avec l’auteure Vanessa Germain.

 

Simon Leblanc – Journal Adsum

Dans un désir de rejoindre et d’outiller les militaires et vétérans qui souffrent d’une blessure de stress opérationnel (BSO), deux psychologues diplômées d’un doctorat à l’Université du Québec à Montréal, Vanessa Germain et Line Vaillancourt, présentent le livre « La voie du retour ».

Le titre de cet ouvrage réfère au chemin à parcourir en revenant d’une mission pour se réadapter à la vie normale, hors de la zone de conflit. Le livre traite de plusieurs sujets : l’état de stress post-traumatique, la dépression, le deuil, la colère et la transition vers la vie civile.

« Nous croyons pouvoir aider les militaires qui souffrent en leur donnant des outils concrets pour gérer l’anxiété, comprendre et démystifier certains symptômes, se sentir moins seul à souffrir, savoir mieux réagir dans certains contextes, mieux reconnaître et apprivoiser leurs émotions, et bien plus », précise Vanessa Germain, spécialiste de l’état de stress post-traumatique.

« La voie du retour » est le premier livre en français qui touche à autant de sujets. Basé sur l’expérience clinique et les constats faits à travers les années de thérapie des deux psychologues auprès des militaires, il répond à de nombreuses questions en fournissant à la fois des conseils simples et des stratégies concrètes à mettre en pratique.

Comme l’affirme Mme Germain, plusieurs militaires et vétérans ont tendance à souffrir seuls et en silence, et ce, parfois pendant plus de 20 ans ! « La peur d’être jugé « faible », le déni de la gravité des symptômes et l’incompréhension sont autant de raisons pour lesquelles certains militaires ne consultent toujours pas malgré les efforts pour renverser les tabous face à l’état de stress post-traumatique (ESPT) », ajoute-t-elle. Son conseil pour ceux qui hésitent à consulter : débuter par lire un livre. Pour les autres qui ont déjà fait le pas de parler à un professionnel, l’ouvrage est un complément à la thérapie entamée.

Travail et espoir

Pompiers, ambulanciers, policiers et militaires sont tous des métiers où les risques de subir une BSO sont présents. Tous ceux qui portent un uniforme sont confrontés sur une base régulière à des situations difficiles. En ce qui concerne les militaires, le stress peut être amplifié par la durée du déploiement Pendant plusieurs mois, ils doivent s’adapter à des valeurs, des règles et des modes de vie très différents des leurs. Ils sont davantage exposés à la souffrance et aux dangers.

« Leur vie devient beaucoup plus menacée en zone de guerre et leur système de défense est activé à son maximum et sans relâche. Les militaires en théâtre ne peuvent pas revenir à la maison le soir pour décompresser. Le sentiment de sécurité est quasiment absent, ce qui accentue le besoin d’adaptation et le niveau de stress », explique Vanessa Germain.

Toutefois, elle signale qu’il y a de l’espoir pour les militaires atteints d’une BSO de voir leur état s’améliorer. Bien qu’ils ne puissent pas oublier ce qu’ils ont vécu, ils peuvent apprendre à mieux accueillir certains souvenirs et à digérer émotivement certains traumas.

Le travail auprès de ces personnes se poursuit. « Il faut continuer le travail entamé visant à enrayer les tabous et les préjugés face à l’ESPT. C’est un processus qui devra se poursuivre au sein même de la culture militaire », renchérit Mme Germain.

Publié deux jours avant le jour du Souvenir, les auteures de « La voie du retour » ont choisi ce moment parce qu’il s’agit d’une journée importante qui rappelle la nécessité de ne pas oublier les soldats décédés ou blessés en servant leur pays.

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